Journal de Léo et Aquilegia

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Chers amis qui habitez loin de nous... Grâce à ce journal, vous allez être au courant de la plupart des petites anecdotes de notre vie... Nos mésaventures, nos nouvelles, un peu comme si nous vous les racontions nous-même par mail...
Mais n'oubliez pas...
Ce n'est pas réciproque!!!

Pourtant, nous aussi, nous aimerions bien savoir ce qui vous arrive... Alors, n'hésitez pas à rebondir sur le journal et à nous écrire un petit commentaire de temps en temps.... ça nous fera tellement plaisir...

Léo écrit en bleu.
Aquilegia écrit en orange.

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Votre recherche de hadopi a donné 53 résultats.

samedi, 10 décembre 2011

10/12/11

Il s'en passe des choses quand on se coupe du monde pendant quelques semaines. Le 5 décembre, PC impact publie un article : Hadopi : avec TMG, déréférencement et blocage anticipatifs.

Ou comment les ayants droit de l'industrie du cinema, alors même qu'il est montré que le téléchargement, y compris illégal, ne leur fait pas de mal, ont décidé de faire disparaître du web les sites de Allostreaming.com, Alloshowtv.com, Alloshare.com et Allomovie.

On nage en plein de délier mégalomaniaque.

jeudi, 18 août 2011

18/08/11

Assez incroyable, mais bientôt va sortir un livre potentiellement intéressant écrit par... Francis Lalanne. Intitulé  : "Révoltons-nous", il sortira d'ici quelques jours chez Inlibroveritas.

Il n’y a que deux personnes qui aient réuni des politiques, des chefs d’entreprise, des acteurs majeurs de l’internet, des journalistes, des lobbyistes et artistes au Fouquet’s : Nicolas Sarkozy et moi.
Pour les même raisons, mais en miroir, en symétrie, lui pour l’asservissement du web et la promesse du contrôle des internautes devant la création artistique avec Hadopi, et moi pour l’assurance de la liberté sur internet et de l’ouverture à l’accès pour tous à la création artistique sur internet en lutant contre Hadopi.
C’était le 29 octobre 2009 pour la sortie du livre « la bataille Hadopi », le seul livre traitant sérieusement du sujet jamais sorti en France. Cela n’a pas empêché nos députés godillots de voter la loi Hadopi et de créer la Haute Autorité. On connaît aujourd’hui son échec et son inutilité. Ce qu’on avait prédit ce jour là et écrit dans le livre.
Parmi mes invités du Fouquet’s, il y avait Francis Lalanne qui, lors de cette soirée là, après avoir exprimé son émotion de voir la culture et la connaissance tomber dans les mains de quelques puissants et nous direqu’« un artiste existe pour produire de la conscience », fit une promesse. Celle de faire un jour un livre libre. Tant sur la forme que sur le fond.
C’est aujourd’hui chose faite. La promesse est tenue.
Le livre que vous avez entre les mains est libre. Libre dans son expression parce qu’il aborde tous les sujets, sans fards et sans peurs ; libre de support parce qu’il est copyleft. Vous pouvez le partager, l’échanger et le copier. C’est le coeur de mon travail d’éditeur depuis 2005 avec InLibroVeritas : l’accès, l’échange et le partage universel, démocratique et fraternel au savoir et à la culture.
Francis l’a bien compris, et il le montre ici. Le copyleft en contre-pouvoir du copyright, tout un symbole. Mais pas seulement, vous le verrez dans les lignes qui suivent. Car l’heure est venue de nous révolter.
Restez libres et ne renoncez jamais...

Mathieu Pasquini
Gérant & Fondateur de InLibroVeritas

jeudi, 11 août 2011

11/08/11

Un très bon article sur le site du nouvel obs : Le soldat internet, nouvelle arme de la liberté? Extrait.

Alors voilà la question est posée : internet doit-il devenir "civilisé", c'est-à-dire contrôlé et filtré de partout ou, au contraire, totalement libre ?

Ma réponse est : libre, totalement libre, avec les dérives qui doivent arriver. Et en voici les raisons :

1. Internet est un outil de communication international et, on l'a vu avec les révolutions arabes, très puissant et bien plus rapide que les gouvernements et les instances internationales actuelles. C'est une arme pour la liberté des peuples et elle doit être défendue et protégée.

2. Le filtrage à outrance, on a vu ce que cela donne : Hadopi et son injustice totalement dépassée et techniquement désuète.

3. Il reste le seul outil accessible à tous et sa neutralité doit être un combat de chaque citoyen, pour qu'enfin, pour une fois, les mots liberté, égalité, fraternité ne soit plus une brève maxime sur un fronton.

Alors maintenant, je vois venir les esprits chagrins : "Oui, mais, sur internet, y'a des pédophiles et des pirates, et y'a aussi des vilains jeunes anonymes qui mettent des clips de rap, et y'a aussi du téléchargement illégal, et c'est pas bien". Et c'est vrai. Répondons donc à tout ceci point par point :

- Les pédophiles existent. C'est un fait, et ils existent depuis bien longtemps, depuis bien avant l'apparition d'internet, et une brigade de traqueurs existe, il me semble, pour chasser ces types. Et surtout, les parents peuvent aussi éduquer leurs enfants sur ces dangers, contrôler les surfs de leurs enfants. (Vous laisseriez vos enfants aller chez n'importe qui dans la réalité ?)

- Les vilains pirates existent. C'est un fait aussi, et quand je vois à qui s'attaquent LulzSec et Anonymous, je ne peux que les soutenir et les encourager à continuer : ils sont capables de faire bouger les lignes, et ne sont finalement pas plus dangereux que les lobbies réels qui agissent dans l'ombre pour planifier des ventes d'armes (ça n'existe pas ? et Karachi alors ?) ou faire tomber des banques (Lehman brothers au profit de Goldman Sachs) et entraîner des pays dans des récessions économiques dramatiques (Grèce, Italie, Portugal, Espagne, Irlande et la France bientôt ?).

Ils se contentent de faire tomber des serveurs et de publier les preuves de ces agissements. Ils ne sont dangereux que pour ces lobbies. Alors oui, de tout cœur, je les soutiens et les encourage.

J'appelle cela de la résistance, quand une société devient folle au point de détruire des peuples pour le pouvoir d'un petit nombre, il faut combattre cette société et la changer. Et à ceux qui me diront "si je tombe, tu tombes aussi", je rétorquerai simplement que, moi, j'ai mon esprit, et mes mains, et je sais m'en servir. Demain, tout peut tomber, je me relèverai, sans peine, et sans craintes. Sans argent, que me reste-t-il ? Ma condition d'humain, et ma liberté. Ai-je besoin de plus ? Non. Alors je peux tomber, je ne tomberai pas de haut.

mercredi, 10 août 2011

10/08/11

Encore un point contre Hadopi (qui a pourtant reconnu que les "méchants pirates" étaient ceux qui achetaient le plus de biens culturels, selon sa propre étude, p45) : un studio explique que le piratage est positif pour les ventes. Extrait :

Interrogés la semaine dernière par un site de jeux vidéo, des développeurs du studio Team Meat ont estimé que le piratage n'était pas un obstacle à leurs activités. C'est même tout le contraire. Pour eux, le téléchargement est non seulement un bon moyen de promotion, mais également un moyen d'attirer un nouveau public et de l'inciter à les soutenir légalement.

(...)"Si le jeu finit par être fortement piraté, si c'est un bon jeu que les gens aiment vraiment, ces derniers seront sans doute plus disposés à acquérir le jeu ou à en parler à d'autres personnes" ont-ils déclaré à IGN. Si tous les pirates n'achèteront pas le jeu qu'ils ont piraté, certains le feront. Et les autres auront au moins contribué en partie à sa popularité sur les réseaux P2P.

"Lorsque Meat Boy est sorti sur BC et que des torrents ont commencé à apparaître sur The Pirate Bay, j'ai voulu vérifié et j'ai eu un ami qui m'a dit 'félicitations, je viens juste de voir ton jeu dans le top 50 de The Pirate Bay pour les jeux vidéo'. Et lorsque j'ai vérifié et que nous étions 30ème, j'étais déprimé parce que le titre n'était pas mieux classé, parce que c'est une mesure du succès" a expliqué Edmund McMillen.

(...)Il existe de nombreux exemples démontrant qu'une oeuvre piratée a permis de relancer ses ventes dans le commerce. C'est le cas de Barcelona, un groupe de musique qui a connu une forte notoriété grâce à l'utilisation illicite d'un de leurs morceaux de musique dans une vidéo qui a été vue plus de trois millions de fois sur YouTube, la célèbre plate-forme vidéo de Google.

Des artistes dont la popularité est déjà forgée, comme Moby et Coldplay, ont également été confronté au même phénomène. Les titres mis à disposition gratuitement ont connu un bon succès sur les plates-formes légales de téléchargement. Hormis la musique, des exemples existent aussi dans le domaine du livre, de la bande-dessinée, du cinéma ou des dessins animés."

mardi, 14 juin 2011

14/06/11

J'ai découvert un site très chouette : Hadopi? Même pas peur!. Ma préférée : "1984 était un roman, pas un mode d'emploi.

14/06/2011

J'ai découvert un site très chouette : Hadopi? Même pas peur!. Ma préférée : "1984 était un roman, pas un mode d'emploi.

jeudi, 12 mai 2011

12/05/11

Un petit billet "société", ça faisait longtemps, avec cet intéressant article des Échos consacré aux Anonymous, mouvement polymorphe d'internautes luttant pour le droit à la liberté d'expression. Un petit vent de fraîcheur philosophique dans le monde d'Hadopi et de l'iphone...

mercredi, 13 avril 2011

13/04/11

Un très instructif article du Monde Diplomatique : Pourquoi les ventes de disques baissent-elles? Ou comment voir par A+B qu'Hadopi repose sur un gros mensonge, et qu'on prend vraiment les citoyens pour des imbéciles. Hadopi ne fera pas remonter les ventes de disques, parce que le partage, même illégal, de la musique, n'est pas le problème. Les DVD et lesu jeux vidéo, pourtant exposés au partage illégal de la même manière, ne cesse de se vendre, même de mieux en mieux (chiffres dans l'article). On pourrait dire "on vous l'avait bien dit, arrêtez de nous prendre pour des poires", mais de toutes façons, personne n'écoute.

(...)à ce jour, les études réellement indépendantes des majors (Industry Canada, UFC-Que choisir, gouvernement néerlandais, Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], Adami...) s’orientent toutes vers la même réponse : s’il y a un impact du P2P sur les ventes de disques, il est minime, voire légèrement… positif. En tout état de cause, aucune étude sérieuse n’a établi de relation de cause à effet entre le P2P et la crise du disque.
Personne ne nie la réalité de cette crise. Les ventes de diques compacts (CD) ont culminé à plus de 150 millions d’unités en 2002 pour chuter à près de 90 millions en 2006. Mais affirmer, comme le font les gouvernements, le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) ou l’International Federation of Phonographic Industry (IFPI), que cette chute des ventes est à attribuer au seul partage de fichiers est au mieux une grande exagération, au pis un mensonge pur et simple."

lundi, 21 mars 2011

21/03/11

Avaaz a mis en place un appel au don pour aider les manifestants d'Afrique du Nord à garder le contrôle de leurs moyens de communications numérique. Quand on sait l'importance du rôle que les réseaux sociaux ont joué, il est urgent de tout faire pour que l'accès à internet dans ces pays reste libre. Histoire d'éviter les coupures, comme en Égypte en janvier. Ou de permettre à Microsoft d'aider les dictateurs à pratiquer la censure numérique, comme ce fut le cas en Tunisie sous le régime de Ben Ali.

Et c'est aussi l'occasion de s'interroger sur l'internet en Europe. À l'heure où la France entre dans les "pays à surveiller" selon Reporters Sans Frontière (carte), en raison de l'adoption récente de Loppsi2 et Hadopi 2, une France que certains qualifient de "terrifiante pour les libertés numériques", à l'heure où les États-Unis veulent se doter d'un "bouton à couper Internet" sur leur territoire, se pose la question pour le citoyen de savoir comment garder ses libertés.
Comment? Plusieurs pistes : liberté et décentralisation.

- Décentraliser le Net. Ne pas mettre tous nos oeufs (données personnelles, blogs etc) dans le même panier (ex : toutes les vidéos sur Youtube, toutes les données sur Google Document, toutes les photos sur Flickr, sans parler de facebook...). Favoriser un réseau "maillé" résistant au contrôle gouvernemental. Utiliser des serveurs-prises, et garder nos données chez nous, où elles sont légalement protégées contre la recherche physiques. Rendre impossible de "couper internet". C'est possible grâce à Sheeva-plug, qui récupère et gère toutes vos données de réseaux sociaux, et celles de vos amis, et à la "Freedom Box" et "Open Mesh" où les téléphones mobiles et les ordinateurs personnels peuvent devenir des routeurs.

"(...) La SheevaPlug, [est] un serveur ultra-léger, à base de processeur ARM (basse consommation), à brancher sur une prise murale. Un appareil qui peut être vendu à tous, une fois pour toutes et pour un prix modique ; les gens le ramènent à la maison, le branchent sur une prise électrique, puis sur une prise réseau, et c’est parti. Il s’installe, se configure via votre navigateur Web, ou n’importe quelle machine disponible au logis, et puis il va chercher toutes les données de vos réseaux sociaux en ligne, et peut fermer vos comptes. Il fait de lui-même une sauvegarde chiffrée vers les prises de vos amis, si bien que chacun est sécurisé de façon optimale, disposant d’une version protégée de ses données chez ses amis.

Et il se met à faire toutes les opérations que nous estimons nécessaires avec une application de réseau social. Il lit les flux, il s’occupe du mur sur lequel écrivent vos amis - il rend toutes les fonctionnalités compatibles avec ce dont vous avez l’habitude." Eben Moglen


- Utiliser des logiciels libres, vérifiées par la communauté pour qu'ils ne contiennent aucun composant malveillant (surveillance, récupération de données...). Pas seulement pour nos ordinateurs, mais aussi pour nos téléphones. Ne pas accepter de confier nos précieuses données à des serveurs d'entreprises utilisant des logiciels privateurs.
Il existe des alternatives libres et décentralisées, qui permettent de garder un contrôle total sur nos données. À facebook : Diaspora, Movim. À twitter : Identi.ca... Et d'autres encore.

"Les temps qui viennent en France sont terrifiants pour internet et les libertés numériques. Du point de vue des lois qui s’y appliquent, nous ne sommes plus, sur l’internet Français, dans une démocratie.

Avec quelques gus dans un garage, nous avons réussi a sensibiliser pas mal de monde à ce problème, mais force est de reconnaître que nous avons, au mieux, mis des bâtons dans les roues d’un char d’assaut qui écrase toutes les velléités de liberté sur internet, et veut le civiliser comme il a colonisé hier ceux qu’il qualifiait de sauvages. Un autre monde est possible, mais en France, ça va prendre du temps. Une fois de plus, le pays va prendre un retard considérable en matière de numérique, au point que sa place dans le monde de demain est désormais totalement compromise, mais ça, même sans comprendre quoi que ce soit à la neutralité du net ou aux enjeux sociétaux d’Hadopi et de Loppsi, vous avez du vous en apercevoir." Fabrice Epelboin

Sinon, pour continuer sur les appels aux dons, le café salé a mis en place un projet pour aider les victimes du tremblement de terre au Japon. Des dessins inédits d'artistes serviront à créer un ouvrage collectif (exemple ^^ ). Les originaux seront vendus. Les bénéfices de l'opération seront reversés à Give2Asia. Laurel a également mis aux enchères un dessin sur ebay pour aider la Croix-Rouge.

jeudi, 10 mars 2011

10/02/11

Internet est en train de mourir à petit feu. Le conseil constitutionnel a validé Loppsi2, et donc la censure du net, puisqu'elle permet à une autorité administrative de bloquer l'accès à un site internet sans recourir à un juge. Mais il paraît que ce n'est pas une atteinte à la liberté d'expression parce qu'on peut toujours se plaindre si jamais c'est un site légal qui est interdit. Bien sûr.

C'est le contrôle parental du gouvernement sur les citoyens. Hé, quelqu'un pensera à leur dire, un jour, que les citoyens sont des personnes majeures, capables de jugement, et que ce qu'on demande à la justice, ce n'est pas de nous bander les yeux, à nous?

« Cette décision sur l'article 4 est une grande déception. Il est évident que la censure d'Internet ne résoudra rien à la pédopornographie, comme en témoignent les expériences menées à l'étranger. Après les mesures de suspension de l'accès à Internet de la loi HADOPI, les appels à l'interdiction de l'hébergement de WikiLeaks et les discours contraires à la neutralité du Net, la France glisse un peu plus dans le camp des pays hostiles à l'Internet libre en instaurant la censure administrative du Net », Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

À lire également :
- Loppsi : "la France glisse un peu plus dans le camp des pays hostiles à l'Internet libre"
- Loppsi : le filtrage sans juge validé par le conseil constitutionnel

mercredi, 16 février 2011

16/02/11

Un gros gros fail d'Hadopi. Haha.

mardi, 15 février 2011

15/02/11

Et la France a décidé de les imiter. Ainsi, Loppsi, qui autorise le filtrage de l'internet par une autorité administrative, a donc été adoptée. Petites citations (oui, aujourd'hui, c'est un billet de citations. Ça arrive.) :

"À l'article 4, parmi les techniques que vous entendez utiliser pour lutter contre la pédopornographie, figure le filtrage des sites. Nous partageons évidemment vos motivations mais le cocktail que vous proposez nous paraît explosif [...] Je crains que [la lutte contre la pédopornographie] ne soit un prétexte fallacieux, d'autant, les techniciens nous l'expliquent, qu'il ne sera pas compliqué de contourner le blocage. Dans les deux pays qui ont légiféré pour bloquer des sites, l'Australie et la Finlande, l'inutilité de la mesure a malheureusement été démontrée. La liste sera secrète et arrêtée par le ministère de l'intérieur, comme en Finlande. Or, dans ce pays, elle a en réalité été publiée rapidement et elle comportait une longue liste d'opposants à ce projet mais n'ayant rien à voir avec la pédopornographie. Le même phénomène a été constaté en Australie : sur la liste interdite par le Gouvernement, figuraient des sites de poker, des vidéos publiées sur YouTube, des pages de Wikipedia, des sites sur l'euthanasie ou anti-avortement. Les décisions seront prises à la discrétion du ministère de l'intérieur, sans contrôle d'une autorité judiciaire [...] cela revient, ni plus ni moins, à légiférer en faveur de l'arbitraire. C'est d'autant plus dommage qu'existent d'autres solutions ne présentant pas ces inconvénients, tout aussi aisées à mettre en œuvre mais plus respectueuses des libertés." Jean-Jacques Urvoas

"Voici donc pourquoi le filtrage du Net institué par l'article 4 de la loi LOPPSI est inefficace est dangereux:

  •  inadapté : Le filtrage du Net est techniquement inadapté aux réalités technologiques : il ne concerne pas les dispositifs par lesquels les contenus pédopornographiques sont réellement échangés, il est aisément contournable, et pourrait se révéler contre-productif ;
  • inefficace : seule une augmentation des moyens humains et financiers des enquêteurs, ainsi qu'un renforcement de la coopération internationale seraient à même de lutter contre la pédopornographie en faisant retirer les contenus des serveurs et en arrêtant ceux qui les distribuent ou les produisent ;
  • disproportionné : Le risque de surblocage - censure collatérale de sites parfaitement légaux - est inévitable, entraînant de graves atteintes à la liberté de communication. (Tristan Nitot)

"C'est un grand classique de la manœuvre politicienne : on met en place un mécanisme de censure sous prétexte de protéger la société contre la un danger très fédérateur, dans ce cas la pédopornographie. Comme le sujet est scandaleux, il est hors de question de publier la liste des sites censurés (évidemment, ça serait leur faire de la publicité), on autorise donc une administration (plutôt que la justice) à décider qui doit être censuré. Et une fois que le mécanisme est en place, il est facile de l'appliquer à d'autres sujets gênants qui n'ont rien à voir avec le problème de départ, à savoir la pédopornographie. (Tristan Nitot, again. Je vous recommande d'ailleurs de lire son article, qui regorge d'exemples concrets, au complet)"

Comme il l'avait été au temps d'Hadopi, le Conseil Constitutionnel a été saisi. On peut croiser les doigts.

jeudi, 10 février 2011

10/02/11

Retour en Suisse!

Il semble maintenant évident que le gouvernement français désire la mort de la neutralité d'Internet

Annonce après annonce, l'« Internet civilisé » défendu par Nicolas Sarkozy se dévoile : un Internet contrôlé par l'État et les industries des télécoms et du divertissement, au détriment des libertés fondamentales des citoyens. (La Quadrature du Net)

Avec le dossier numérique, ce sont donc bien les trois valeurs de la république française qui sont foulées au pied:
- liberté (de s'informer et se cultiver sur internet, si notre accès est coupé grâce à Hadopi),
- égalité (mort de la neutralité du net, en permettant aux opérateurs de vendre des accès prioritaires au réseau, et en établissant des listes noires ou blanches de sites interdits ou autorisés par le gouvernement)
- fraternité (en empêchant les utilisateurs d'internet de se partager à bon marché la culture via internet, comme les moines copistes ont en leur temps voulu faire interdire l'imprimerie, et empêcher ainsi la culture et l'économie qui en ont découlé).

Petits liens intéressants sur des sujets approchants :
Taxation, régulation,  subventions, la mafia de la culture tourne en rond
, sur Owni
L'incroyable mode d'emploi pour détruire Wikileaks sur Numérama

« Après l'appel à l'interdiction de l'hébergement de WikiLeaks, cette nouvelle annonce d'Éric Besson fournit une nouvelle illustration de la détermination d'un gouvernement souhaitant à tout prix contrôler Internet et l'information qui y circule »(Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature)

mercredi, 26 janvier 2011

26/01/11

Ça date un peu (mars 2010), mais voici une étude réalisée par le laboratoire M@rsouin sur les premières conséquences d'Hadopi sur les téléchargeurs.

  • A peine 15% des internautes qui utilisaient les réseaux Peer-to-Peer avant l’adoption de la loi Hadopi ont définitivement cessé de le faire depuis.
  • Parmi ces ex-téléchargeurs, seulement un tiers a renoncé à toute forme de piratage numérique, alors que les deux tiers restant se sont tournés vers des pratiques alternatives de piratage échappant à la loi Hadopi comme le streaming illégal (allostreaming,…) ou le téléchargement sur des sites d’hébergements de fichiers (megaupload, rapidshare,…).
  • Bien que le nombre d’internautes fréquentant les réseaux Peer-to-Peer ait diminué, le nombre de « pirates numériques » a légèrement augmenté depuis le vote de la loi Hadopi.
  • Parmi les internautes qui continuent encore de télécharger sur les réseaux Peer-to-Peer, 25% d’entre eux déclarent avoir modifié leurs pratiques de piratage depuis l’adoption de la loi Hadopi.
  • Enfin, les « pirates numériques » se révèlent être, dans la moitié des cas, également des acheteurs numériques (achat de musique ou de vidéo sur Internet). Couper la connexion Internet des utilisateurs de réseau Peer-to-Peer pourrait potentiellement réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. Une extension de la loi Hadopi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché potentiellement la moitié des acheteurs de contenus culturels numériques.

La liste complète des études sur les effets du téléchargement sur l'économie culturelle est disponible ici. Et pour comprendre les dessous d'Hadopi, n'oublions pas "la bataille hadopi"

lundi, 24 janvier 2011

24/01/11

"Paraît que Sarkozy voudrait civiliser Internet... Un peu comme un analphabète voudrait t'apprendre à lire, sans doute..."

Source

Point d'étape Hapodi par la Quadrature du Net :

« L'HADOPI n'est pas seulement ridicule par ses archaïsmes et son inapplicabilité. Elle est également l'illustration de l'autisme d'un gouvernement qui sert de vieux lobbies dont il espère qu'ils le serviront en retour. Le contribuable paie 12M€ par an pour un épouvantail dont le principal résultat est de démontrer combien Nicolas Sarkozy est prêt à s'assoir sur les principes républicains pour tenter de contrôler Internet » (Jeremie Zimmerman, la Quadrature du Net)

« La vérité de l'HADOPI apparaît en plein jour : son seul effet est de rabattre les moins informés des citoyens vers des modalités appauvrissantes d'accès à la culture comme le streaming ou le téléchargement sur des sites centralisés. Dans un énième déni de démocratie, elle retarde l'inévitable débat sur la reconnaissance du partage et la mise en place de financements mutualisés contrôlés par les usagers » (Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature).

jeudi, 18 novembre 2010

18/11/10

MOUHAHAHA!!!

Dans la catégorie "on vous l'avait bien dit", voici les dernières news de l'industrie du disque, qu'Hadopi devait "booster". Résultat : ça baisse encore. Quand on dit que c'est la qualité des contenus qui compte... Et quand on sait qu'HADOPI se fait démonter par l'industrie high-tech américaine...

mercredi, 3 novembre 2010

03/11/10

J'ai vu une conférence de Richard Stallman aujourd'hui, sur le thème "une société numérique libre et durable"! ^^

Bien que, dans mon cas, il a ai un peu prêché pour une convertie, c'était extrêmement intéressant de voir le personnage "en vrai". Et d'entendre le terme "logiciel privateur" (de liberté) prononcé par une vraie personne!

Donc un petit résumé: Les principales menaces qui planent sur la liberté sont la surveillance et la censure. La surveillance, l'outil informatique en représente le Graal, puisqu'il permet de tout enregistrer, de tout transmettre, à l'insu de l'utilisateur. La censure, pas besoin de regarder jusqu'en Chine pour la voir à l'oeuvre, puisqu'en Europe aussi elle se porte pas mal, merci (à une échelle moindre certes, mais le principe demeure). Exemple ici : TF1 fait censurer par google le rejet d'hadopi 1 à l'assemblée nationale.

Avec les logiciels libres, l'utilisateur dispose de 4 libertés dont le privent les logiciels "privateurs". (liste reprise du framablog, entretien avec Richard Stallman): 

  • 0. La liberté d’exécuter le programme comme bon vous semble.
  • 1. La liberté d’étudier le code source du programme, puis de le modifier pour que le programme fasse ce que vous voulez.
  • 2. La liberté de distribuer aux autres des copies identiques du programme. (On appelle aussi cela la liberté d’aider son voisin.)
  • 3. La liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées. (On appelle aussi cela la liberté de contribuer à votre communauté.)

Quand on n'est pas programmeur (comme moi), on ne se sert que d'une seule de ces libertés. Mais le fait qu'une vaste communauté de programmeurs, n'appartenant à aucune entreprise, travaille ouvertement sur ces logiciels est une sécurité philosophique. Par exemple, on sait qu'il y aura toujours quelqu'un pour remarquer si des "portes dérobées" (permettant par exemple d'envoyer la récolte de données personnelles dans une machine, ou qui permettent d'effacer à distance des logiciels ou des fichiers... rappelez-vous la sordide affaire du kindle d'Amazon...) sont installées dans le logiciel à l'insu de l'utilisateur.

Il a aussi été question de l'ACTA, accord international secret dont les conséquences pourraient être catastrophiques dans divers domaines (santé, culture...) notamment pour les moins fortunés. Avaaz organise une pétition contre ACTA,

La citation du jour, ma préférée de la conférence : "le devoir du citoyen est d'enfoncer ses doigts dans les yeux de Big Brother". 

Pofitons-en pour signaler la campagne d'appel aux dons de Framasoft, et sa belle affiche :

mardi, 12 octobre 2010

12/10/10

À lire, un nouvel articel de Maître Eolas sur la toute nouvelle loi sur l'interdiction du port de la Burqa. Une analyse juridique fine et intéressante, toujours instructive, quelles que soient nos opinions personelles. Et je termine par une citation qui m'a bien fait sourire :

" Admirons la logique législative. Le port de la burqa, qui mettrait en péril les fondements même de la République selon ses contempteurs (alors que ce sont les fondements de la République qui en permettaient le port, justement), est puni d’une contravention de 2e classe, soit 150 euros max. Au JO de ce jour, un décret a été pris qui sanctionne Free les fournisseurs d’accès qui refuseraient de transmettre un e-mail d’avertissement de la HADOPI de, tenez-vous bien… 1500 euros par e-mail non transmis.

Entre la laïcité et le respect de la femme d’un côté, et les royalties de Johnny Halliday de l’autre, l’État a choisi son camp."

mardi, 5 octobre 2010

05/10/10

L'hadopi(tre) a envoyé ses premiers email d'avertissement. Les fournisseurs d'accès jouent donc le jeu, sauf... Free et SFR, qui s'en expliquent :

"Nous n'avons pas relayé les e-mails Hadopi. Afin d'encadrer les échanges portant sur des données personnelles au sujet desquelles la Cnil porte une attention particulière, nous avons proposé le principe d'un conventionnement dans le courant de l'été au ministère de la Culture et à la Hadopi. A ce jour nous n'avons eu aucun retour concret sur cette étape structurante pour le passage en production. "

Reste encore à savoir si l'usine à gaz ira plus loin que les simples avertissements.

De leur côté, quelques artistes grognent contre l'hypocrisie Hadopi, et PC impact lance un concours de parodie du site de la Haute Autorité. On retiendra particulièrement celui-ci et celui-là, qui ont réalisé de véritables sites. ^^

lundi, 27 septembre 2010

27/09/10

À l'heure  où les e-readers deviennent de plus en lpus commun, il devient de plus en plus difficile d'acheter des livres numériques. Même quand il sont gratuits. Un exemple très bien expliqué avec "L'echec des DRM illustré par les "livres numériques" de fnac.com", sur le framablog. Édifiant (et pourtant, l'auteur devrait se rassurer, la procédure qu'il a eue à suivre est bien moins compliquée que celle qui est nécessaire pour lire les livres éléctoniques suisses).

"Résultat des courses, je suis fiché chez deux grandes entreprises (avec les dérives d’exploitation de mes données personnelles que cela permet), je ne peux pas lire le livre sous Linux. J’ai perdu mon après-midi et je ne peux pas partager le fichier gratuit, d’une œuvre libre de droits, avec mes amis pour leur épargner l’improbable et complexe procédure de téléchargement que j’ai subie. C’est sûr, avec Fnac.com on comprend vraiment la différence entre gratuit, et libre."

À lire aussi : "Hadopi et consorts, un fléau pour Tim Berners-Lee" (Note : Tim Berners-Lee est un des "inventeurs" du Web).

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