Eh bien une nouvelle de taille : l'Europe vient de signifier à la France que la "riposte graduée" chère à Sarkozy (rappellez-vous : ce projet visant à faire contrôler le net par des "polices privées" dirigées par les majors de l'industrie audiovisuelle, avec pour objectif de couper l'accès à internet aux familles dont un des membres télécharge un contenu illégal, sans même nécessité de passer par la justice) était "contraire aux droits fondamentaux".
Le rapporteur Guy Bono a annoncé à cette occasion:
"Sur ce sujet, je m'oppose fermement à la position de certains États membres,dont les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leur modèle économique face aux nécessités imposées par la société de l'information. La coupure d'un accès internet est une mesure disproportionnée au regard des objectifs. C'est une sanction aux effets puissants, qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à l'internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale." (source)Revers de la médaille, avec la réponse de la ministre de la culture et de la communication Christine Albanel :
"Le projet va être présenté en conseil des ministres fin mai, et examiné par le Parlement pendant une session extraordinaire cet été, en juin ou juillet." (source)On va donc probablement avoir le même schéma que pour Davdsi : pour s'assurer que le projet soit accepté, on va le faire voter pendant les vacances, en douce, pendant que tout le monde aura le dos tourné. L'Europe pense que c'est un projet qui n'est pas en accord avec les droits de l'homme? On s'en fiche, on veut juste faire plaisir aux copains.
Et dire que c'est la France qui va prendre la présidence de l'UE....
