Aujourd'hui j'ai vu une conférence portant sur un gène particulier de la drosphile. "Fruitless" est son petit nom. Joli, n'est ce pas? L'histoire de sa découverte n'est pas mal non plus. Un chercheur avait, il y a quelques dizaines d'années, observé des mouches mutantes présentant un comportement particulier. Les mâles ne faisaient plus la différence entre les femelles et les autres mâles, et se courtisaient parfois entre eux, se poursuivant à la queue leu leu. Le chercheur, trouvant le gène muté, avait eu la bonne idée de le nommer "fruity". Depuis, il a été renommé, plus politiquement correctement, "fruitless".
Le chercheur qui a présenté la conférence d'aujourd'hui avait fait l'expérience suivante : "fruitless" est normalement inactif chez les femelles, il a donc provoqué son expression dans leur cerveau. Elles se sont mises à courtiser d'autres femelles...
Bon, mais attention, que cette intéressante histoire de mouches ne vous fasse pas croire que les comportements homosexuels soient nécessairement dûs à un seul gène chez les mammifères (d'ailleurs, saviez-vous que ces comportements sont observés, dans la nature, chez un grand nombre de mammifères ou d'oiseaux? (et pour les autres, c'est probablement qu'on n'a pas bien regardé...))