Le but du jeu (à part faire mumuse à photographier des mouches) était pour moi de déterminer, avec l'aide d'un collègue au départ, les mouches que j'avais ramenées du Valais le mois dernier. C'étaient bien des drosophiles, ça je le savais, mais toute la difficulté a consisté à savoir s'il s'agissait de Drosophila melanogaster ou simulans, ce dont on ne peut être sûr qu'en observant les mâles. Eh oui, les femelles des deux espèces sont absolument identiques à nos yeux, donc il faut absolument avoir ces messieurs. Du coup, comme j'avais initié les lignées à partir de femelles gravides isolées (lignées "isofemelles"), il a fallut attendre la naissance des mâles, et... puisque nous autres humains ne sommes pas capables d'identifier les mouches à leur chant ou leur parfum (quoi que vaut ptêt mieux, après tout
), regarder leurs pièces génitales à la loupe...