Quand on n'a pas de tête, faut avoir des jambes... ou des amis!
Me retrouvant avec un réservoir à sec (le désavantage des voitures qui disent combien de kilomètres elles peuvent faire avec ce qui leur reste, c'est que parfois, elles sont optimistes et revoient d'un coup leur calcul pour avouer que ce qui était 30 il y a deux minutes est subitement... 10, puis zéro...), et ayant oublié mon portefeuille à la maison, je me suis retrouvée à devoir demander un coup de main à une amie habitant sur mon trajet.
Évidemment, impossible de retrouver sa maison dans le noir, après avoir fait trois fois le tour du village, j'ai fini par me garer avant de tomber définitivement en panne, puis demander mon chemin... Et bien sûr personne ne connaissait la rue que je cherchais, pas même le plan du village qui n'indiquait à peu près... rien.
Mais ma mémoire a fini par revenir, et j'ai pu sonner chez Délia à 9h du soir, fichant une trouille bleue à la jeune fille au pair seule à la maison pendant que la maîtresse des lieux était partie promener le chien. 
Mais bien sûr, à quelque chose malheur fut bon, puisque j'ai passé la nuit chez mon amie, que je n'avais pas revue depuis pas mal de temps, le temps fut rattrapé.


