Une ballade à cheval épique aujourd'hui!
Partis vaillamment avec Wakan et Quadrigga, nous avons décidé de faire une ballade plutôt courte. Hélas, à quelques centaines de mètres de la ferme, sur un chemin ensoleillé hésitant entre prairie et bois, au milieu des gazouillis des oiseaux, voilà nos deux juments qui commencent à souffler fort par les naseaux, puis à renâcler, pour finalement s'arrêter en freinant des quatre fers, les deux en même temps, au botte à botte. Qu'ont-elles vu ou senti? Impossible de le savoir, et impossible d'aller plus loin. Insister ne produit qu'un demi-tour incontrôlé, sur les hanches. Signe d'une vraie peur, et pas d'un simple caprice.
Bon, nous décidons donc, un peu penaud, d'opter pour une autre ballade, encore plus courte, passant par un sentier proche. Làs... Impossible de faire passer ces deux juments imbéciles par le parking obligatoire à traverser. La cause? Une bête énorme et effrayante : un tracteur vert fluo garé là.
Bref, nous rangeons notre fierté dans notre poche, reprenons le chemin de l'écurie, pour finalement changer de plan et prendre le chemin d'une ballade plus longue passant par un sentier complètement différent.
Tout se passe bien jusqu'au deuxième galop. Là, nous décidons d'allonger un peu le trajet, pour profiter complètement d'un très long sentier qui longe une forêt. Au début du chemin, nous partons au galop... Mais au bout d'une minute, je vois un fil blanc tendu en travers du sentier. Arrêt... Le chemin est coupé à la moitié. Impossible de continuer. Nous voilà obligé de revenir sur nos pas, à l'issue du chemin du premier galop, pour prendre un autre trajet, nettement plus long. Je passe sur l'arrivée d'une ambulance toute sirènes hurlantes sur ce chemin... Heureusement, les ambulanciers ont eu la présence d'esprit de couper son et lumières avant de nous croiser, sinon nous serions probablement rentrés à l'écurie comme le capitaine Haddock : bien après nos chevaux.
Pour compenser un peu les multiples rallongis, et aussi pour échapper au mauvais temps qui commençait à se lever, annoncé par un fort vent froid et de gros nuages noirs, nous avons décidé de couper court, mais cette précaution s'avéra inutile : la grêle nous a rattrapés.
Bref, nous nous sommes retrouvés mouillés et transis à l'écurie, heureux à la fois de l'aventure (et d'avoir résisté aux bêtises des juments, notamment un bel écart pour Quadriga, et un saut vertical de Wakan - faudra lui expliquer que les fils qui traînent ne mangent pas les chevaux...) et qu'elle soit finie. 